Un bel article dans “l’ALSACE”

Celtiwelche
Le poète des musiques traditionnelles

photo F dreno l'Alsace

In extenso, l’article paru dans l’Alsace du 18 octobre,

Invité dans le cadre du Celtiwelche qui se tiendra du 24 au 26 octobre, François Dréno, violoniste, a fait des musiques traditionnelles un champ d’expérimentation illimité.

François Dréno, on vous présente volontiers comme issu d’un père ukrainien et d’une mère bretonne…

Mon père est Roumain puisque né en Bessarabie. Géographiquement, ce territoire se trouve en terre ukrainienne. Ma mère est bretonne à 100 %. Et j’ai fini par m’installer à Strasbourg en 1992. J’avais une proposition de travail de trois jours et finalement, je suis resté.

Musicalement, vous passez du coq à l’âne assez facilement. Comment vous classer ?

C’est typiquement français de vouloir mettre les artistes dans des cases. J’essaie de décloisonner les choses pour réaliser une sorte de grand rassemblement. Je peux autant utiliser des boucles (générés par l’ordinateur) que l’improvisation, sur une musique d’inspiration celtique. Lorsque j’étais au conservatoire à Paris, je ne voulais surtout pas faire de musique celtique que je considérais comme le degré zéro de la musique. Puis, il y a eu un revival dans les années 1970. Après avoir occulté cet aspect des choses, j’ai fini par m’y intéresser. Je suis revenu à la musique traditionnelle par le biais de la musique irlandaise. Ce n’était pas un défi, je sais faire et j’y suis allé. Cela a réveillé des choses en moi, des souvenirs de mes séjours dans la région natale de ma mère.

Le violon, instrument de prédilection, a permis de vous introduire dans de nombreux milieux musicaux différents…

J’ai été le premier à l’utiliser sur la scène française du hard-rock. J’ai collaboré avec un contrebassiste de jazz, Kent Carter ainsi qu’avec Jérôme Savary sur certains de ses spectacles, comme par exemple « La femme du boulanger », « Cyrano de Bergerac » au milieu des années 1980. Mes influences sont nombreuses : jazz, rock, musique improvisée, musique traditionnelle.

Quelle signification donnez-vous au terme musique traditionnelle ?

On a tendance à faire une confusion avec le folk, courant musical très présent il y a trente ans aux États-Unis. Pour moi, la musique traditionnelle, c’est un peu comme la poésie en littérature ; c’est la mère de toutes les expressions, même si l’on considère la poésie comme un sous-genre de la littérature. La musique traditionnelle se situe quelque part entre musique médiévale et musique classique.

Y aller

François Dreno est en concert le 24 octobre à la Maison du pays welche, à Fréland, à 20 h. Réservations au 03.89.71.90.52. Site web : www.fdreno.com

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