
Voilà bien une question fondamentale : la musique bretonne est-elle subversive ? Menace t’elle la sureté nationale ? Engage t’elle nos enfants et l’ensemble de nos concitoyens vers la ruine idéologique, le Chaos (prononcer K.O et non chaosse)???
J’étais à mille lieues d’imaginer qu’un jour je devrais me trouver face à de si importantes prises de conscience existentielles.
Analysons les faits, soyons pragmatiques : nous avions reçu, lors des échanges préparatoires en vue de créer CELTA, l’école des musiques Celtes, un accord de principe du CEMCR (l’école de musique de la Robertsau, pour faire court…). Cette derniere accueillait la nouvelle association (CELTA) et l’aidait pour sa première année d’existence. Prêt de salle, bureautique, services divers, etc… CELTA, en échange, s’engageait à participer aux activités de visibilité du CEMCR, (fête de fin d’année, concert des profs, projets divers…).
Tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes, et toute la communication inhérente à la naissance d’une nouvelle structure (CELTA) fut donc engagée. Tracts, affiches, présence à des manifestations intéressantes, communiqués de presse, interviews, etc…
Une association de droit locale fut par ailleurs constituée, dans les plus pures règles de l’art.
Or, qu’apprends-je hier soir ?….
Que la principale du collège Boecklin, (qui héberge le CEMCR), ayant appris par la presse l’existence de CELTA, s’oppose fermement à cette intrusion, pour des motifs que j’ignore, mais que je crois supposer. D’après mes sources, des courriers seraient même partis vers les diverses autorités locales et régionales, afin de mettre un terme séance tenante à la propagation de la vermine en tartan (les fanas de la musique celtique, ndlr).
Donc, nous déguerpissons du Collège Boecklin, et du 119, rue Boecklin, et nous entrons en résistance, nous prenons le maquis, à la recherche de nouveaux locaux pour transmettre Andro, Laridé, scottiches et autres billevesées bagadières.
Toutefois, et afin que chacun sache à quoi il s’engage, qu’il me soit ici permis de rappeler les buts que s’étaient fixé CELTA : Transmettre et diffuser les musiques, danses et cultures Celtiques… Ni plus, ni moins…
C’est ainsi, qu’armé de ma fidèle Telecaster, je reparts au combat !
nb: le couteau, c’est juste pour étaler la terrine (bretonne) sur mon pain…
Kénavo !
F. Dreno, directeur de CELTA
Tags :Généralités
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